Combattons l'Injustice - Page 5

  • POUR UNE FRANCE ACCESSIBLE

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    Il y a un an, l’APF se rassemblait  dans toute la France, sous la bannière «Liberté, Egalité, Accessibilité» pour se faire entendre et dire sa colère et son indignation face aux reculs de l’Accessibilité.

     Depuis ce point d’orgue, l’APF a amplifié sa mobilisation : manifestations locales, création du Collectif pour une France accessible, interpellation des parlementaires (plus de 24 000 emails envoyés depuis le début de cette campagne, recours en Conseil d’État contre l’ordonnance, journée d’actions le 11 février dernier…). Cette mobilisation a fait bouger les lignes chez les parlementaires puisque certains groupes politiques se sont engagés à ne pas ratifier l’ordonnance en l’état. Toutefois, le président de la République et le gouvernement qui ont le pouvoir de modifier l’ordonnance et de suspendre les textes réglementaires ne réagissent pas.

    Le Collectif pour une France accessible vient donc de décider d’une journée nationale d’actions locales le mercredi 27 mai.

    Cette montée en puissance doit montrer que nous en avons assez d’être immobilisés et méprisés par le gouvernement et l’Elysée. Accéder, c’est exister ! Nous refuser l’accessibilité, c’est nous nier !

    En Côte d’Or, nous vous donnons donc  rendez-vous,

    mercredi 27 mai de 8h30 à 10h00 devant la préfecture.

    Un petit-déjeuner citoyen, revendicatif, accessible et informatif à tous y sera organisé pour exprimer le mécontentement de chacun.

    Venez nous rejoindre !!!

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     Renseignements : APF – Délégation de Côte d’Or

     Tél : 03 80 68 24 10 – mail :  dd.21@apf.asso.fr 

  • Journée Internationale des Droits de la Femme

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    Pour que les femmes

     

    en situation de handicap

     

     ne soient plus doublement discriminées !!

     

     À la veille de la Journée internationale des droits de la femme, l’Association des paralysés de France tient à rappeler la double discrimination dont sont victimes les femmes en situation de handicap.

    En effet, selon la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, les femmes en situation de handicap font l’objet de discriminations multiples, fondées sur le sexe et sur le handicap, au détriment de leurs droits et de leurs libertés fondamentales.

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    Il est beaucoup plus difficile pour les femmes handicapées – tant dans la sphère publique que dans la sphère privée – d’avoir accès à un logement adéquat, à la santé, à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’emploi, et elles sont plus susceptibles d’être placées dans des institutions.

    Par ailleurs, les femmes en situation de handicap sont aujourd’hui très peu visibles dans les politiques de lutte contre les discriminations. 

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    L’APF a donc rencontré Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, pour faire le point sur la condition des femmes en situation de handicap en France et lui proposer des pistes d’amélioration pour lutter contre cette double discrimination.

  • Vivre avec 776 euros par mois ???

     

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    En vivant avec 776 euros par mois,

    les personnes en situation de handicap

    seraient  des privilégiés ???

     L’APF a pris connaissance des rapports thématiques produits par les différents groupes de travail. Alors que près de 2 millions de personnes en situation de handicap ou atteints de maladie invalidante vivent largement sous le seuil de pauvreté (avec moins de 776€ / mois), ces rapports qui ont alimenté les travaux de la conférence et les grandes lignes du futur plan quinquennal ne proposent aucune mesure directe pour améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap !

    Les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante ne pouvant pas ou plus travailler sont-elles condamnées à rester toute leur vie dans la grande précarité ? Ces personnes sont-elles des privilégiées comme semble le suggérer ces rapports ?

    L’APF déplore le désintérêt marqué pour cette question et refuse cette vision selon laquelle une situation de handicap entraîne fatalement l’installation dans une situation de précarité durable !

  • Réaction de Jean Marc Bardeau Garneret suite à l’article dans « Côte d’Or Magazine » de Janvier-février 2012

     

    Réaction de Jean Marc Bardeau Garneret suite à l’article dans « Côte d’Or Magazine » du Conseil Général abordant la Prestation de Compensation du Handicap (PCH)

     

    « Côte d’Or Magazine de Janvier – février 2012 » en présentant la fonction des travailleurs sociaux à la Maison Départementale du Handicap [MDPH] décrit succinctement les règles d’attribution de la Prestation de Compensation du Handicap [PCH] ; prestation permettant aux personnes dépendantes de rétribuer des auxiliaires de vie sociale [AVS]

     

    L’article fait apparaître une contradiction en indiquant que l’on évalue les besoins des personnes demandeuses d’une part à l’aide d’une grille d’évaluation [GEVA] d’autre part en fonction des répercussions du handicap sur « la vie courante, professionnelle et sociale de la personne.

    Les auteurs de cet article ignorent ou oublient de préciser que les allocataires constatent un écart de plus en plus important entre leurs besoins pris en compte par la grille et leurs réels besoins d’aide. Ainsi, des incapacités pour répondre à des besoins élémentaires ne sont pas compenser :

    - l’incapacité de faire la cuisine, alors que l’on attribue une aide pour s’alimenter. 

    - si la fonction première de la PCH est de permettre le retour ou le maintien de la personne handicapée à domicile, l’entretien de l’appartement n’est pas inscrit dans la grille. 

     - la vie sociale enfin est restreinte à 2 heures hebdomadaires et la nécessité de courses accompagnées est incluse dans cette rubrique, ce qui interdit tout accompagnement dans des pratiques culturelles ou de loisirs.

    - enfin selon des informations recueillies auprès de personnes handicapées,  il apparaîtrait que le libre choix du service par les usagers n’est plus en vigueur, les services de la MDPH en imposant un d’office à chaque usager.

    Ainsi, le libre choix qui faisait de la personne handicapée, un citoyen à part entière disparaît, pour revenir au statut de personne prise en charge.

    C’est une régression fondamentale par rapport aux lois de 2002 et de 2005 qui tendaient, selon les textes, « à mettre l’usager au centre du dispositif, alors que l’inclusion est devenue l’idée phare de la politique française et européenne en faveur des personnes handicapées, l’actuelle évaluation de la PCH ne se limite-t-elle pas à une assistance à domicile et par conséquent à une assignation à résidence ? 

    Ce propos ne doute pas des compétences et de la compréhension des travailleurs sociaux chargés d’appliquer de telles règles. Ils cherchent à ajuster au mieux des moyens limités aux besoins réels. Mais alors que des échéances politiques majeures s’annoncent, les personnes handicapées et leurs associations  doivent être attentives et exigeantes afin que l’inclusion ne soit pas une nouvelle coquille vide dans tel ou tel beau discours.

     

    Jean-Marc Bardeau Garneret