Combattons l'Injustice - Page 4

  • Campagne APF : Pétition MDPH!!

    MENACES SUR L’ACCÈS AUX DROITS DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP

    L’APF lance la campagne « Touche pas à ma MDPH ! »

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     Alors que le projet de loi relatif à l'adaptation  de la société  au vieillissement est en cours de réalisation, l’APF tient à alerter sur les menaces qui pèsent, encore une fois, sur les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH). En effet, ces dernières sont menacées dans ce projet de loi mais également localement du fait des pratiques de certains Conseils départementaux (ex Conseils généraux). 

    Ces guichets uniques d’accès aux droits, grande avancée de la loi handicap de 2005, sont en danger : ils pourraient être remplacés par des dispositifs de plus en plus intégrés aux Conseils départementaux avec le risque de désavantages certains pour les personnes en situation de handicap et leur famille. Alors que de nombreuses personnes expriment déjà leurs difficultés pour accéder à leurs droits, cette remise en cause des MDPH va accroître ces complications !

    Aujourd’hui la priorité n’est pas de modifier les MDPH mais bien de leur donner des moyens supplémentaires afin d’améliorer leur fonctionnement dans l’objectif de répondre efficacement aux attentes et besoins des personnes.

    Ainsi, l’APF lance la campagne « Touche pas à ma MDPH ! » accompagnée d’une pétition en ligne sur www.change.org/TouchePasAMaMDPH pour interpeller le président de la République et le Premier ministre et demander des MDPH renforcées et indépendantes pour pouvoir accomplir toutes  leurs missions!  

     

    Créées par la loi handicap du 11 février 2005, les MDPH sont des dispositifs d’accueil unique qui répondent à toutes les demandes et besoins des personnes en situation de handicap et de leur famille. Ainsi, elles interviennent dans tous les domaines de la vie des personnes et leur permettent d’accéder à de nombreux droits et services tels que :

    -       un parcours de scolarisation pour un enfant en situation de handicap ;

    -       un parcours de formation pour un jeune adulte ;

    -       un parcours de formation et d’emploi pour un adulte ;

    -       un accompagnement par un service à domicile ou un accompagnement dans le cadre d’une structure d’hébergement spécifique, dans la cadre du libre choix du mode de vie des personnes en situation de handicap ;

    -       un droit à la compensation des conséquences de son handicap (enfant, adulte) ;

    -       une allocation de ressources pour un adulte ne pouvant pas travailler en raison de son handicap ou pour la famille d’un enfant en situation de handicap etc.

    Les MDPH sont donc indispensables au quotidien pour toutes les personnes en situation de handicap et leur famille ainsi que pour tous les partenaires qui concourent à ses missions.

    Les MDPH sont également des lieux où tous les acteurs et/ou décideurs qui participent à l’accompagnement des personnes sont impliqués dans son pilotage. Ainsi, l’État, le Conseil départemental, les associations, l’ARS, la CAF et encore d’autres organismes collaborent au sein du groupement d’intérêt public (GIP) des MDPH et garantissent son autonomie et la participation pleine et entière de tous les acteurs concernés par ses politiques.

    Les projets locaux de certains Conseils départementaux qui tentent d’intégrer les MDPH dans l’organigramme de leurs services et ainsi les priver de leur autonomie ; la pratique d’autres départements qui minorent les rôles des co-acteurs des commission exécutives des MDPH ainsi que le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, sous couvert des Maisons de l’Autonomie, pourraient revenir sur ce principe. Et laisser les Conseils départementaux gérer les MDPH à travers le prisme de leurs seules compétences avec le risque de dérives des « décideurs-payeurs ». Cette mainmise des Conseils départementaux entraînerait une aggravation des réductions des droits pour les personnes en situation de handicap et de fortes disparités de traitement sur le territoire en particulier pour l’octroi de prestations.

    C’est pourquoi l’APF lance cette campagne de mobilisation et cette pétition pour sauver les MDPH ! Car pour l’APF, la priorité est bien de renforcer leurs moyens et de garantir leur indépendance et non de créer un nouveau dispositif ou de tenter de l’assimiler aux seuls Conseils départementaux, ce qui serait un net recul pour les droits des personnes en situation de handicap et de leur famille.

     

    L’APF appelle tous les citoyens à se mobiliser en signant la pétition en ligne sur www.change.org/TouchePasAMaMDPH.

  • Prise en compte des frais professionnels réels pour les bénéficiaires de l’AAH : une victoire justifiée !

    L’Association des paralysés de France (APF) se félicite de la décision de la Cour d’appel de Poitiers qui stipule que les frais professionnels réels doivent être pris en compte par la Caisse d’allocations familiales (CAF) dans le calcul de l’allocation adulte handicapé (AAH). Cette décision, qui concerne un adhérent APF de Vendée, répond à une revendication portée par l’APF depuis 2010 auprès des pouvoirs publics et de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF). Une victoire justifiée obtenue notamment grâce à l’implication et à la détermination de la délégation départementale APF de Vendée.

    L’APF salue cet arbitrage juste qui prend en compte la réalité des situations vécues par les personnes en situation de handicap bénéficiaires de l’AAH et qui correspond aux textes de loi, contrairement aux pratiques des CAF !

    L’association espère que cette décision fera jurisprudence et demande ainsi à toutes les CAF d’appliquer ce principe dès maintenant; elle pourrait bénéficier à des milliers de personnes bénéficiaires de l’AAH, confrontées à la même situation et qui étaient jusqu’ici pénalisées par cette pratiques des CAF 

  • POUR UNE FRANCE ACCESSIBLE

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    Il y a un an, l’APF se rassemblait  dans toute la France, sous la bannière «Liberté, Egalité, Accessibilité» pour se faire entendre et dire sa colère et son indignation face aux reculs de l’Accessibilité.

     Depuis ce point d’orgue, l’APF a amplifié sa mobilisation : manifestations locales, création du Collectif pour une France accessible, interpellation des parlementaires (plus de 24 000 emails envoyés depuis le début de cette campagne, recours en Conseil d’État contre l’ordonnance, journée d’actions le 11 février dernier…). Cette mobilisation a fait bouger les lignes chez les parlementaires puisque certains groupes politiques se sont engagés à ne pas ratifier l’ordonnance en l’état. Toutefois, le président de la République et le gouvernement qui ont le pouvoir de modifier l’ordonnance et de suspendre les textes réglementaires ne réagissent pas.

    Le Collectif pour une France accessible vient donc de décider d’une journée nationale d’actions locales le mercredi 27 mai.

    Cette montée en puissance doit montrer que nous en avons assez d’être immobilisés et méprisés par le gouvernement et l’Elysée. Accéder, c’est exister ! Nous refuser l’accessibilité, c’est nous nier !

    En Côte d’Or, nous vous donnons donc  rendez-vous,

    mercredi 27 mai de 8h30 à 10h00 devant la préfecture.

    Un petit-déjeuner citoyen, revendicatif, accessible et informatif à tous y sera organisé pour exprimer le mécontentement de chacun.

    Venez nous rejoindre !!!

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     Renseignements : APF – Délégation de Côte d’Or

     Tél : 03 80 68 24 10 – mail :  dd.21@apf.asso.fr 

  • Journée Internationale des Droits de la Femme

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    Pour que les femmes

     

    en situation de handicap

     

     ne soient plus doublement discriminées !!

     

     À la veille de la Journée internationale des droits de la femme, l’Association des paralysés de France tient à rappeler la double discrimination dont sont victimes les femmes en situation de handicap.

    En effet, selon la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, les femmes en situation de handicap font l’objet de discriminations multiples, fondées sur le sexe et sur le handicap, au détriment de leurs droits et de leurs libertés fondamentales.

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    Il est beaucoup plus difficile pour les femmes handicapées – tant dans la sphère publique que dans la sphère privée – d’avoir accès à un logement adéquat, à la santé, à l’éducation, à la formation professionnelle et à l’emploi, et elles sont plus susceptibles d’être placées dans des institutions.

    Par ailleurs, les femmes en situation de handicap sont aujourd’hui très peu visibles dans les politiques de lutte contre les discriminations. 

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    L’APF a donc rencontré Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, pour faire le point sur la condition des femmes en situation de handicap en France et lui proposer des pistes d’amélioration pour lutter contre cette double discrimination.